La minute seychelloise Madanm Paton ?

Ça nous arrive régulièrement d’oublier cette chose élémentaire qu’est la durée d’une minute seychelloise…

« Je viens juste après.  » répond la collègue. Et 40mn après, y a toujours personne ! Si vous n’allez pas la chercher, elle ne viendra pas.

« Il faut attendre. » vous dit la postière alors que quelqu’un s’en va avec votre colis sans raison. « Combien de temps ? » demandez-vous. « Pas trop longtemps ! » vous répond-on.

Votre informaticien bosse sur plusieurs sites. Il vous dit qu’il sera là lundi 12 à 14h. Le jour J, il n’est pas là, il n’appelle pas. Il ne répond pas sur ton téléphone. Sans donner plus de nouvelles, il arrive deux semaines plus tard.

Vous attendez un candidat pour un recrutement depuis déjà quelques heures. Au bout d’un moment, de guerre lasse, vous l’appelez « Vous aviez rendez-vous aujourd’hui ? » demandez-vous. « Oui, mais j’ai un peu la fièvre, alors je viendrais demain. » Vous respirez profondément pour garder votre calme. « Demain à quelle heure ? » Le gus répond « De bon matin ». Vous insistez « Ok, de bon matin à 10h ? » « Non mais de bon matin ! »

Je pourrais multiplier les exemples.

Les types devant vous sourient, ils se démontent pas. Ils ne se sentent pas en faute. Ils ne sont d’ailleurs pas en cause, puisqu’ils sont dans un espace temporel seychellois, donc pas dans le même que vous ! La minute seychelloise ne vaut pas la minute française. La minute seychelloise ne vaut aucune autre minute, elle est unique.

Lorsqu’on vous dit  « hier », ça veut dire aussi « avant » ou « il y a longtemps ». Lorsqu’on vous dit « aujourd’hui », en général ça veut dire « demain ». Lorsqu’on vous dit « demain », ça peut vouloir dire « demain » ou le jour d’après ou bien la semaine prochaine. Le seul jour qui ne bouge pas, c’est Noël. Noël c’est Noël !

Sinon, lorsque vous demandez à un seychellois quelle heure il est, la réponse sera toujours quelque chose comme « 12h07 » ou 16h48 !

A partir du moment où on a compris ça, je pense qu’on peut parvenir à éviter les ulcères…

Un commentaire, ça fait toujours plaisir !