Ca gaze Madanm Paton ?

Oui, mais c’est compliqué !

Le début de l’histoire, c’est qu’on avait besoin d’une bouteille de gaz supplémentaire (car notre bouteille a l’habitude de se vider lorsqu’on a des invités, du coup, on doit faire appelle à notre voisine et lui piquer la sienne le temps que la tambouille cuise !)

Donc, nous voilà partis à la boutique. C’est là-bas qu’on échange notre bouteille vide contre une nouvelle, donc on pensait que ça allait être simple. Comme ça ne l’est pas, je vous refais le dialogue :

« Bonjour, je voudrais acheter une nouvelle bouteille de gaz. »

« Ok. Où est votre bouteille ? »

« Non, ma bouteille est toujours pleine, mais j’en voudrais une autre. »

« … »

« Je voudrais vous acheter une deuxième bouteille de gaz. »

« Non. C’est pas possible. On vend les bouteilles pleines en échange des vides. »

« Oui, mais comment fait-on si on veut une bouteille en plus. »

« On vend les bouteilles pleines en échange des vides. »

Comme ça commençait à faire long notre dialogue de sourds, une dame est intervenue pour nous expliquer qu’il fallait aller en ville, à la société du gaz pour en chercher une vide, que l’on pourrait échanger contre une pleine. A la façon qu’elle regardait le vendeur, on a bien compris qu’il y avait sûrement des moyens d’acheter une bouteille ici, mais pas pour nous.

Nous voilà donc partis à Victoria, chez Seypec.

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C’était avant Noël et ça ressemble à ça :

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Là, on explique et une dame nous donne un formulaire à remplir (nom, prénom, numéro de carte d’identité, adresse, signature, ordinateur, tampons). Ensuite, on doit aller au guichet numéro 2, pour payer (registre, tampons, ordinateur, papier, registre, caisse, re-tampon). On repasse au 1er guichet. On redonne le papier (tampon, signatures), un autre papier est accroché au premier. A la fin ça donne ça et déjà 40 mn de passées !

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Ensuite, on doit aller à l’usine…

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La sentinelle nous dit qu’on ne peut être que 2 dans la voiture. Il faut que nos ceintures soient attachées. Puis il s’en va avec notre papier et revient pour nous ouvrir la barrière.

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C’est interdit de photographier, donc j’ai pas beaucoup de photos. On a suivi la « route » entre les chépatroskecé de cuves géantes, on a croisé des mecs avec des casques qui ont apprécié la vue a priori. Au bout de 5 bonnes minutes à circuler sans indication, on est arrivé là :

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Un type rempli des bouteilles à la main, alors que d’autres les chargent sur une sorte de tapis mécaniques qui les amènent à lui. D’autres gars encore réceptionnent les bouteilles pleines et les rangent ailleurs. Ils sont tous contents de voir des nanas et nous amènent une bouteille toute neuve avec le sourire.

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Ensuite, on passe dans un bureau où le chef, apparemment, me demande le papier de départ. Il répond à mes questions gentiment : les bouteilles viennent de Thaïlande, le gaz vient par bateau de il ne sait pas où. Ensuite, des camions vont ramasser les bouteilles vides dans les boutiques de l’île et les remplacent par des pleines. Il garde un morceau de mon papier, ce qui m’inquiète un peu et nous voilà reparties.

On revient à notre portier, qui vérifie que la bouteille est belle et bien dans le coffre. Il signe le papier, nous fait signer un registre et voilà ! On a une belle bouteille neuve ! Le tout en moins de 3 heures de temps !

J’espère que nos futurs invités apprécieront le soin qu’on leur porte !

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